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"J'ai enfin appris à m'accepter telle que j'étais", Audrey

"J'ai enfin appris à m'accepter telle que j'étais", Audrey

Voici déjà quelques mois que je la suivais… et elle m'intriguait, avec son emploi du temps de ministre et ses mots justes posés à même les plaies. J'avais très envie d'en apprendre plus, de savoir qui se cachait derrière ce compte au nom si poétique "Etoiles.etcrayonsgris"!

Ce matin, je suis donc allée à la rencontre d'Audrey, instit mais également, à ses heures perdues, photographe. De cet échange, j'en retiens l'image d'une combattante et d'une gagnante, dans ce long processus d'acceptation de soi mené avec acharnement.

  

1- Peux-tu te présenter en quelques mots?

Je m'appelle Audrey.

Jeune, j'ai suivi des études en langues étrangères appliquées italien/ anglais, avec pour finalité, devenir institutrice, mon rêve d'enfant ! Déjà petite, j'avais annoncé la couleur! "Une fois grande, je serai princesse ou maîtresse"!

J'habite dans le Sud, depuis toujours. J'ai fait construire notre maison sur le terrain des grands-parents de mon mari. J'y ai mes racines et j'y construis mon histoire!

2- Qu'est-ce que signifie pour toi "la tête haute"?

Face à l'épreuve, je me dois, nous nous devons, de rester fidèle, droite et honnête vis-à-vis de nous et des autres! La notion de résilience associée à celle de confiance est pour moi fondamentale.

3- Quand as-tu fait l'épreuve de la tête haute et dont tu es le plus fière?

Mon plus beau combat est très certainement celui que j'ai mené pour m'accepter enfin! Petite, puis adolescente et enfin jeune adulte, l'image que j'avais de moi était si douloureuse, critique, intransigeante! 

Depuis toujours, mon corps est le messager le plus efficace de ce qui peut se passer dans ma tête; un corps faisant corps avec mes pensées, leur complexité et leur intolérance vis-à-vis de moi-même. J'ai déclenché des réactions de peau, comme pour me punir de cette image détestable que je me faisais de moi. J'ai alors été l'objet de moqueries, de rejet.

Et puis un jour, bien qu'étant persuadée de l'incapacité de mon corps à donner la vie, je suis devenue maman. Un premier garçon, puis un deuxième. De ces deux maternités, j'en ai fait l'apprentissage de l'incontrôle, de l'imprévu, du lâcher-prise. 

Et...

4- Quel en a été le déclic?

j'ai désiré, de tout mon corps, un troisième enfant… que dis-je... j'ai désiré une fille! Cette volonté absolue était si peu rationnelle, voire honteuse!

J'ai navigué pendant des mois sur des blogs, je me suis inscrite sur Instagram, j'ai beaucoup échangé avec d'autres mamans portant ou ayant porté la même envie.

J'ai mis les chances de mon côté et j'ai suivi les méthodes de nos grands-mères pour finalement tomber enceinte… d'une fille!

J'ai souvent pensé qu'elle était arrivée pour me guérir de mon mal-être. Sa naissance à elle a été une renaissance pour moi. Elle a pansé mes maux, et m'a permise de recomposer avec mon corps, lui, qui n'avait jamais été aussi imparfait qu'après ces trois grossesses. J'ai fait miens de ses défauts, pour enfin, après toutes ces années, l'aimer!

5- Qu'est-ce qui te plaît le plus dans cette aventure?

Au-delà de la guérison qu'elle a suscitée, la naissance de ma fille a été l'occasion aussi de découvrir la photographie. Je l'ai délaissée longtemps… elle m'est vitale aujourd'hui!

Au-delà de l'immortalité de l'instant qu'elle nous offre, j'aime la pression avant la séance, l'adrénaline pendant le shooting, l'imprévu du mouvement. La photographie m'oblige à m'adapter, à vivre dans le présent, à dompter l'aléa.

6- Ton occupation favorite?

La photographie bien sûr! Mais aussi la lecture! Elle est mon évasion, mon échappée avant d'aller dormir.

7- Ta devise?

 "Apprend à écrire tes blessures dans le sable et à graver les bonheurs dans la pierre".

J'ai toujours eu tendance à me déprécier, à vivre dans le passé. Par ce leitmotiv, je m'oblige à cesser de regarder dans le rétroviseur et à profiter des bonheurs qui s'offrent à moi.

8- Ton rêve de bonheur?

J'ai été gâtée par la vie! Là, comme ça, je n'ai pas de désirs particuliers… excepté peut-être de voyager.

En mode girly

9- Talons ou baskets?

Baskets! Et ce qu'autant plus qu'elles ne sont absolument pas antinomique de la féminité.

10- Dans ton dressing, il y a ?

De tout! Des pantalons, des robes, des jupes… J'aime l'élégance, les jolies matières, les coupes franches et intemporelles, les coloris chauds et terreux.

Avec les années, j'essaie vraiment de m'inscrire dans une démarche consumée, éco-responsables.

   

11- Quel est l'accessoire indispensable à une tenue? Et pourquoi?

Depuis deux ans, j'ai envie de porter des chapeaux! J'aime la classe que cela confère à une tenue! Pour l'instant, le désir est bien présent… encore faut-il que j'arrive à franchir le pas maintenant!

Sinon, l'accessoire impérieux est le parfum! Les gens m'associent à la fleur d'oranger… Cette senteur me plaît! Elle me rappelle l'enfance, l'innocence… peut-être me permet-elle aussi de reconstruire ces années perdues.

12- Qu'est-ce que pour toi la féminité en trois mots?

L'attitude. Une femme doit avoir la classe, sait associer les vêtements aux accessoires, est capable d'une sobriété flamboyante.

Une façon d'être et de se mouvoir.

Et enfin, le sens du détail. Un rouge à lèvres. Un bracelet.

13- Un mot de la fin?

Pour ces prochaines années, j'ai envie de continuer à me découvrir, comme pour un deuxième RV avec moi-même et prendre du temps pour moi. 

Vous pouvez la retrouvez sur Instagram "etoiles.etcrayonsgris".

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